Jean- François Champollion

A cinq ans, il apprend à lire seul. A 11 ans, il entre au tout nouveau lycée de Grenoble. Bonaparte ayant réformé l’enseignement et attribué des bourses d’études au lycée, Jean-François est inscrit sur la liste ratifiée par décret du 5 germinal an XII.
Le jeune étudiant stupéfie les inspecteurs généraux dépêchés dans la ville aux trois roses : il est vrai qu’il traduit et explique à la perfection les vers les plus subtils de Virgile et d’Horace !
Ses résultats en mathématiques sont mauvais : plus tard, il sera obligé de se faire aider par son frère pour les calculs de chronologie des règnes des Pharaons.
Jean-François Champollion naît à Figeac le 23 décembre 1790.
Il fait la connaissance du préfet de l’Isère, l’illustre Joseph Fourier, qui devient son protecteur et lui parle de l’Égypte. De là naît une attirance qui va durer toute sa vie. De 1809 à 1811, Champollion poursuit ses études de langues à Paris. Outre le sanscrit, le jeune orientaliste apprend le persan et le chinois.
En revanche, il se révèle d’un talent hors du commun dans l’apprentissage des langues. Le lycéen apprend tout seul l’hébreu... mais aussi l’arabe, le chaldéen, le syrien et même le copte !
C’est à Paris qu’il découvre une copie de la pierre de Rosette, découverte par les troupes françaises en 1799 près de la ville de Rosette en Basse Égypte, cette stèle se trouve aujourd'hui au British Muséum à Londres.
Elle porte un décret de 196 av. J.-C. du pharaon Ptolémée V, rédigé en 2 langues et trois écritures: hiéroglyphes, démotique et grec. Cela le passionne tant qu’il publie une théorie sur l’écriture égyptienne dès 1809. Il bénéficie des nombreux textes publiés cette année-là par les savants qui ont participé à la campagne d’Égypte.
Grâce à l’intervention de Joseph Fourier, un décret spécial de Napoléon le dispense de la conscription. Champollion revient alors à Grenoble comme professeur d’histoire ancienne. Il a... 19 ans et un doctorat ès lettres !
En 1815, il souhaite imprimer une grammaire et un dictionnaire de copte mais ses travaux n’ont pas encore été acceptés par l’Institut. Son frère aîné, devenu secrétaire de Napoléon pendant les Cent Jours, plaide sa cause. Napoléon, qui a fondé l’Institut d’Égypte, se souvient du jeune Champollion ; il promet d’intervenir mais c’est bientôt la défaite finale à Waterloo.
En mai 1821, les travaux de Champollion prennent un tour décisif. Sachant que c’est le nom de Ptolémée qui est inscrit sur la cartouche de la pierre de Rosette, il parvient à en déduire les principes de l’écriture égyptienne.
Partant des sons simples ainsi isolés, et reportant leur valeur phonétique partout où ils paraissent, Champollion s'aide ensuite du texte grec, pour imaginer quel son, en copte, pourrait avoir la traduction de ce mot grec.. Il déchiffre ainsi, d'abord, des noms royaux, 79 noms différents dont il reconnaît, et enregistre au fur et à mesure, toutes les lettres. Puis, à côté de l'alphabet dont il a progressivement retrouvé toutes les lettres, il réussit à isoler des mots et, peu à peu, constitue son dictionnaire et sa grammaire.
Il peut revenir à Paris, où il était en défaveur auprès des Bourbons, et le 14 septembre 1822, il communique le résultat de ses travaux avec

De 1824 à 1826, Champollion visite les collections égyptiennes de l’Italie et deux ans plus tard, se rend enfin dans le pays. Il parcourt la vallée du Nil pendant deux ans et relève les hiéroglyphes inscrits sur les monuments. De retour à Paris en 1831, il enseigne alors l’égyptologie. Il meurt un an plus tard, le 4 mars 1832, d’une attaque d’apoplexie.
Après sa mort, son frère publie plusieurs de ses œuvres dont
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